Balavoine, Berger et Goldman côte à côte (Le Figaro) 04/11/2016

FRANCE 3/20H55 - Mireille Dumas retrace le parcours de ces trois grands noms de la chanson française dans un documentaire inédit.

Tout commence par un cliché. «J’ai eu l’idée de ce documentaire en tombant sur une photo amateur, prise le 13 juillet 1985 au stade de Wembley, en Angleterre, raconte Mireille Dumas à propos de son film inédit proposé ce soir par France 3. Ce jour-là, Jean-Jacques Goldman, Daniel Balavoine et Michel Berger assistent, bouleversés, au gigantesque concert caritatif donné en faveur de l’Éthiopie.»

Si Daniel Balavoine et Michel Berger sont déjà très proches -l’aventure Starmania est passée par là-, c’est l’occasion pour eux de sceller une belle amitié avec le dernier nommé, Jean-Jacques Goldman. «Tous trois étaient liés par une admiration réciproque pour le travail de l’autre, mais également par leurs engagements en faveur de causes humanitaires.» Grâce à des archives rares ou inédites, on découvre à quel point les vies de ces trois icônes de la chanson française s’entremêlent. Et pas qu’au sommet du hit-parade. «Même s’ils ont chacun eu une histoire de famille et une enfance différentes, effectivement on les retrouve souvent côte à côte dans leurs engagements, que cela soit pour aider l’Afrique, notamment via Daniel Balavoine, ou pour lutter contre la misère, avec le lancement des Restos du Cœur de Coluche.» Cette histoire trempe aussi sa plume dans le drame puisque deux des membres de ce trio vont disparaître trop tôt. «À quelques années d’intervalle, chacun va reprendre ce que l’autre avait commencé. Ce lien qui se perpétue est très beau.»

Au fil de son récit, Mireille Dumas distille une bande originale où les tubes s’enchaînent. «N’oublions pas qu’ils sont auteurs et compositeurs tous les trois. Et qu’à travers leurs chansons, aussi dansantes soient-elles, on retrouve leurs convictions.» Et leurs messages d’hier résonnent encore avec force en 2016. «C’est fascinant de constater ce parallèle entre la société des années 70-80, avec ses crises et ses violences, et aujourd’hui. Balavoine parlait d’une jeunesse en perdition qui cherche ses repères.»